Retour

Référent : Matthieu Calame

Pilote :

Montant : 120 000 Euros

Partenaires :

Inf'OGM

L’association Inf’OGM a pour objectif de :

a) synthétiser, vérifier, clarifier, contextualiser, traduire en  français et diffuser toute l’actualité pertinente liée aux PGM, et ce  dans un esprit de "service au public" ;
b) apporter les éléments fondateurs d’un véritable dialogue social,  en insistant notamment sur la dimension du choix technologique qui  s’offre aux citoyens ;
c) inciter les pouvoirs publics à une véritable transparence de  l’information.

Le réseau GRAIN

Le réseau GRAIN articule les actions et propositions techniques et juridiques pour la biodiversité cultivée.

RSP : Réseau Semences Paysannes

Le réseau ’Semences Paysannes’ regroupe une diversité d'acteurs : syndicats, associations de l'agriculture biologique, artisans semenciers, organisations non gouvernementales impliquées pour la préservationet la diffusion de l’agrobiodiversité et/ou dans la lutte contre les OGM, groupes de jardiniers amateurs, parc naturel régional, etc. En 2006, le Réseau Semences Paysannes compte 33 organisations adhérentes, ainsi que des adhérents individuels.

L'association BEDE : Bibliothèque d'Echange de Documentation et d'Expériences

BEDE est une association internationale fondée en 1994.
En lien avec une cinquantaine d'organisations de différents réseaux français, européens et internationaux, BEDE contribue à la protection et à la promotion des agricultures paysannes en soutenant les initiatives d'une gestion respectueuse du vivant par un travail d'information et de mise en réseau.
BEDE organise des ateliers, des rencontres entre paysans, chercheurs et société civile des pays d'Europe, du Maghreb et d'Afrique de l'ouest et réalise du matériel pédagogique.
Ce travail permet au grand public de se saisir des enjeux et aux paysans et organisations d'améliorer tant leur travail de terrain que leur capacité de négociation sur le plan législatif. L'association Bede travaille étroitement avec RSP et Grain sur les questions de législation et de recherche sur le vivant.

Le GIET : Groupe International d’Études Transdisciplinaires

Le Groupe International d’Études Transdisciplinaires est une association culturelle créée en 1996, qui a pour vocation de réfléchir sur la nature de la science et à développer la transdisciplinarité.

Le groupe est actuellement présent en Belgique, Allemagne, Etats-Unis et en France. Il est constitué très majoritairement de chercheurs.

Le groupe n’a aucun engagement politique.

Imprimer cette fiche

Fiche Action - Archive 2006-2007

(2006-2007) Rechercher des démarches scientifiques adaptées à l'approche du vivant et de la complexité

Résumé

Les modèles actuels de la recherche scientifique privilégient la recherche en laboratoire, inspirée de la physique et la chimie. Ils sont mal adaptés à l'approche des systèmes complexes, en particulier des systèmes vivants. La plupart des institutions scientifiques et universitaires étant fondées sur ces modèles, les chercheurs qui préconisent d'autres approches sont marginalisés. C'est cette marginalisation que la fondation voudrait atténuer en créant un espace de dialogue entre eux et en donnant une plus grande visibilité à cette école de pensée.

Synthèse

Synthèse de l'action

Les institutions de recherche comme les entreprises et les administrations restent structurées en fonction de représentations du monde qui ignorent trop souvent le vivant. Plutôt que de tenter de les convertir, l'enjeu de cette action est de créer un espace de ralliement et de travail pour ceux qui partagent le même souci de renouvellement des approches et sont marginalisés dans leurs institutions. L'objectif serait de donner assez de visibilité à cette démarche pour créer une fondation qui s'y consacre et d'obtenir les soutiens financiers correspondants.



Inscription de l'action dans la stratégie d'ensemble de la FPH

La question environnementale qui s'est développée au cours des trente dernières années est née principalement du fait que le développement économique des deux derniers siècles connaît d'importantes limites en terme de gestion du vivant. En 1993 la "plate-forme pour un monde responsable et solidaire" appelait à réformer la relation de l'homme au vivant.

En effet, l'action de l'homme sur le vivant repose en grande partie sur la vision qu'il s'en fait, et cette vision - dominée par le mécanicisme (tout est machine) et le bellicisme (j'eradique ce qui me dérange)- rencontre de nombreuses limites. Nous gérons mal les écosystèmes. Une société durable est impossible sans une connaissance plus exacte, pas seulement que livres mais effective, des systèmes vivants et le développement de stratégies de gestion appropriées.

En ce sens, une approche renouvelée du vivant conditionne le développement de sociétés durables (3ème pilier).



Historique de l'action

Dans le domaine, la fondation a essentiellement soutenu la constitution d'un site ressource par une petite association, le GIET, qui questionne les modèles actuels de gestion des systèmes vivants particulièrement dans le contexte de la crise postgénomique (cf Henri Atlan la fin du "tout génétique"). Mais cette posture de déconstruction appelle nécessairement une posture plus prospective de construction de nouvelles représentations qui puisse servir de base à une meilleure gestion technique et sociale des interactions entre l'homme et le vivant.

Présentation

Nombreux sont les chercheurs, les acteurs économiques et sociaux, qui tout en ressentant les impasses de la situation actuelle se trouvent isolés et démunis. Les nombreuses particules de changement peinent à prendre en masse. Il est vrai qu'ils n'y sont guère aidés. En effet, il existe un lien étroit entre organisation sociale (organisation des échanges, attribution des pouvoirs, légitimité) et les conceptions du monde. Bousculer ces dernières, c'est inévitablement bousculer la première et rares sont les personnes et les institutions qui acceptent d'être bousculées. Les forces de rappel sont donc puissantes.

Plutôt que de prétendre faire bouger les acteurs du passé, par une action frontale, il vaut mieux adopter une stratégie conforme à la maxime: "la vérité ne triomphe jamais, ce sont ses détracteurs qui finissent par mourir", et favoriser plutôt les lieux d'émergence des alternatives. D'autant plus que plusieurs partenaires et réseaux semblent prêts à la constitution d'une plate-forme, qui pourrait prendre la forme d'une fondation, pour la rénovation des savoirs sur le vivant, associant chercheurs, producteurs et autres acteurs. Son but serait de faciliter et de promouvoir les recherches et modes de gestion innovants et de les confronter dans le même esprit que l'IRG, avec également un objectif marqué de collecte de fonds et de moyens financiers car, il faut bien le dire, l'argent reste le nerf de la guerre.

A cela viendrait s'ajouter une action spécifique, à savoir le soutien aux Assises de la recherche en Agriculture Biologique conduites en partenariat avec l'ITAB (Institut Technique de l'Agriculture Biologique).